Quelles perspectives envisageables après un BTSA viti-oeno ?

En route à la découverte des métiers de la viticulture et de l’œnologie !!!

Le jeudi 5 septembre 2013, deux jours après notre rentrée en 1ère année de BTSA viti-oeno,  accompagnés de deux formatrices, nous avons effectué plusieurs visites en rapport avec les métiers de la viticulture et de l’œnologie, afin de relever dans un premier temps les parcours effectués par chaque professionnel puis  les qualités nécessaires pour exercer dans ce milieu ainsi que les difficultés pouvant être rencontrées.

Parcours d’un chef d’exploitation et salarié au domaine viticole de Briacé

Le château de Briacé est l’un des plus anciens domaine viticole du vignoble nantais.
Situé sur un terroir d’exception, il se compose aujourd’hui de 20 ha de vignes regroupés autour de la propriété dont 16 ha en Muscadet et 4 ha en Indication Géographique Protégé (IGP). Servant de support pédagogique aux élèves du lycée, il est dans une dynamique de recherche perpétuelle, d’amélioration de la qualité par des nouvelles techniques de production ou de vinification en lien avec le respect de l’environnement.

C’est dans cette optique que Jacques Brelet , le chef d’exploitation actuel, a intégré ce  domaine juste après l’obtention de son BTA option vigne et vin au lycée de Briacé.

A son arrivée, il a dû faire face à de nombreuses responsabilités telles que, la gestion de l’exploitation comprenant la partie viticole (culture de la vigne et gestion du personnel) et la vinification, mais aussi la commercialisation du produit ainsi que les formalités administratives.

A l’issu de cette rencontre, j’ai pu retenir que pour exercer le métier de chef d’exploitation, il est essentiel d’acquérir au cours de la formation de BTSA viti-oeno diverses connaissances théoriques, de développer aussi un savoir-faire lors des stages et d’avoir une endurance physique pour faire face à la pénibilité du travail causée par les aléas climatiques et aux conditions de travail qui en découlent.

Parcours d’un vigneron : Producteur de Muscadet à Clisson

Depuis au moins cinq générations à Clisson, une ville en plein cœur du vignoble nantais, la famille Loiret se transmet la passion de la terre et du vin. Frédéric Loiret est le vigneron qui exploite les 26 ha de vignes, qui produit du vin rouge, blanc et rosé, au Domaine du Grand Air.

Après l’obtention de son diplôme de BTSA option viticulture et œnologie au lycée de Briacé en 1999, il est venu travailler sur l’exploitation familiale en tant que simple ouvrier. Puis, en 2004, guidé par l’amour de son métier, il s’est installé sur le domaine comme chef  d’exploitation.

Étant donné que le suivi de 26 hectares, en viticulture ainsi que la vinification qui en découle, nécessitent de nombreuses heures de travail, Frédéric est aidé par du personnel, au nombre de deux, et son père, un vigneron à la retraite. Son épouse lui fournit également une aide précieuse au niveau de la commercialisation du produit et la gestion administrative.

Ce dernier m’a  donc permis de comprendre que l’installation à son compte nécessite  de nombreuses qualités telles qu’une bonne acquisition des connaissances au cours de la formation, mais aussi un savoir-faire pouvant être  transmis par la famille ou bien acquis lors des expériences professionnelles en viticulture et en œnologie développées soit en stage, au lycée ou encore durant le système de parrainage, et pour terminer de la patiente et beaucoup de motivation.

 

Parcours d’un ingénieur à l’Institut Français de la vigne et du vin (IFV) de Nantes

L’IFV émane de la fusion, en 2007, des deux instituts techniques nationaux au service de la filière viti-vinicole : l’Etablissement National Technique pour l’Amélioration de la Viticulture (ENTAV) et de l’Institut Technique de la Vigne et du Vin (ITV France). L’IFV a pour mission d’intérêt général de conduire des études de portée générale pour l’ensemble de la filière viti-vinicole, dans les domaines de la sélection végétale, de la viticulture, de la vinification et de la mise en marché des produits.

C’est dans ce contexte qu’Alain Poulard, un ingénieur spécialisé en microbiologie telle que la microflore indigène naturelle comme les levures, est venu travailler à l’IFV de Nantes.

N’étant pas issu du milieu viti-vinicole, il a d’abord suivi une formation en CAP caviste- viticole au lycée de Briacé. Il a par la suite obtenu le titre d’agent technique viticole. Cette qualification lui a permis par la suite de travailler dans un chai d’un château.

Suite à un stage d’une semaine à l’Institut d’œnologie de Bordeaux, l’envie de poursuivre  ses études s’est accentuée et  l’a conduit à obtenir le diplôme national d’œnologue (DNO) en 1974 à Bordeaux.

Il a ensuite suivie une formation complémentaire sur les aspects économiques et techniques en viticulture et œnologie avant de faire une thèse universitaire à Nantes sur la microbiologie.

Au-delà des savoirs et des savoir-faire, le métier d’ingénieur à l’IFV requiert beaucoup de disponibilités mais aussi une capacité de savoir travailler en équipe. De même, il est important de noter qu’il arrive parfois que les projets n’aboutissent pas par manque de financements, il est donc nécessaire de savoir faire preuve de patience pour pouvoir exercer dans ce secteur.

 

 

 

 

Parcours d’une œnologue dans la société Oenofrance Sofralab

Née il y a plus d’un demi-siècle (en 1943), la société oenofrance réunit aujourd’hui le savoir-faire de six laboratires, dont Sofralab, répartis dans le vignoble français et de nombreux œnologues-conseils.

Ce faisant, Delphine Motteux, suite à l’obtention de son DNO, a rejoint la société oenofrance, localisée à la Haie-Foussière, une ville situé en plein cœur du vignoble nantais. Native de la région de Champagne et n’étant pas issue du milieu viti-vinicole, après l’obtension de son baccalauréat, elle a suivi trois années de formation en biologie avant d’obtenir un DEUG.

C’est dans un souci d’adaptation à l’évolution culinaire des consommateurs et de respect de l’environnement que Delphine et ses deux autres collègues sont amenés à prodiguer des conseils aux vignerons depuis la récolte du raisin jusqu’à la mise en bouteille du vin. Dans sa profession, elle intervient donc à toutes les étapes de l’élaboration du vin. Au-delà du fait, qu’elle est à la fois chimiste et experte en vinification, elle contribue à  produire un vin de qualité et gère aussi la commercialisation des produits œnologiques comme les levures.

Ainsi, afin de pouvoir exercer le métier d’œnologue conseil, il est donc nécessaire d’acquérir une grande connaissance théorique acquise lors des années de formation, de suivre l’évolution des goûts des consommateurs et d’avoir une bonne aptitude relationnelle. Sans oublier, bien évidemment, qu’une œnologue reste aussi un as de la dégustation !!!

 

 

 

CONCLUSION :

Pour conclure sur cette journée, j’ai pu observer que divers métiers, cette liste n’étant pas bien évidemment exhaustive, sont envisageables après l’obtention d’un BTS viti-oeno. Comme dans tous les métiers, le métier de la viticulture et l’oenologie requiert des avantages et des inconvénients, toutefois les difficultés rencontrés dans ces domaines peuvent souvent être palier par une parfaite connaissance et une grande motivation.

Personnellement, ce qui m’a le plus marqué lors de ces rencontres, c’est le parcours de formation et le parcours professionnel de chaque intervenant et plus particulièrement celui d’Alain Poulard.  En effet, il n’est pas toujours évident de reprendre les études à 29 ans et surtout après avoir été dans la vie active, mais son témoignage m’a montré que lorsque l’envie de poursuivre les études nous surprend, il faut la saisir et se donner les moyens pour atteindre ses objectifs.

Merci à nos deux formatrices, Isabelle Corcessin et Martine Van Daël, de nous avoir permis de faire ces rencontres très enrichissantes.

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